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Philippe Deweys, sans vague à l'âme
Bienvenue sur le site d’Asmodee France, une des sociétés du groupe Asmodee.

Philippe Deweys, sans vague à l'âme



Rencontre avec Philippe Deweys, le génial créateur d'Avalam.  Découvrez le belge qui se cache derrière l'homme orchestre !


Comment est venue l’idée, le concept, d’Avalam (une légende urbaine parle d’une idée survenue dans ta salle de bain) ?

Philippe Deweys : Après Archimède, il y aura donc « Philippe Deweys » (rire).. Mais oui, je confirme, l'idée d'Avalam est née dans une baignoire.
Je ne peux m'empêcher de créer, d’inventer... Et le bain, qui est un petit moment de détente, contribue encore plus à accentuer ce « handicap » sympathique.
Les carreaux du mur de la salle de bains sont devenus un plateau et le reste a suivi. Mais attention, ce ne fut que la base, le concept premier qui a surgi... Il a fallu plus qu'un bain pour arriver à Avalam ! Bon, et j'espère ne pas finir comme Marat.




Une fois le concept posé, comment Avalam en est-il finalement venu à être édité ? Quel a été le parcours de ce jeu ?

Comme je le disais, je suis créateur, mais pas de jeux à la base.  Je suis auteur, compositeur, prod’ de musique, chansons, etc. Après avoir chanté moi-même et travaillé avec de nombreux producteurs, dont celui de « Born to be alive », je suis passé de l'autre côté de  la barrière.  Un studio, des compos et quelques titres à succès dont « mas de lo que te imaginas » (Amérique du sud, USA) qui s'est vendu à plusieurs centaines de milliers d'exemplaires... Et aujourd'hui, ma compagne vient de signer un album après avoir fait un buzz avec une chanson « Viens chez moi »… (Je l'adore et elle s'appelle Lisa Margo...)

Si je dis ça, c'est que j'ai simplement appliqué à Avalam ce que je connaissais de ma pratique de ce métier de fou ! Un coup de fil (à partir du bottin), forcer une rencontre, convaincre et se battre pour arriver à l'objet final. Préparer des centaines de parties, trouver un nom, proposer une boîte... Une première expérience positive avec une finalité négative, très vite oubliée grâce à l'apparition de Vincent Selenne (Art of Games) qui m'approcha pour relancer le jeu en me disant que "c'était le meilleur jeu de stratégie au monde !"

Un coup de foudre ! Ensuite, la rencontre avec Asmodee et voilà Avalam présent dans une très belle boîte (merci à l'équipe)... Les énergies sont bonnes ! Après les comptes défaits, est-ce enfin le conte de fées ?

Avalam dispose d’un palmarès prestigieux : As d’or, Mensa, 6/6, prix du meilleur jeu en Belgique...  À quoi Avalam doit-il une telle renommée mondiale ?

Si je vous dis que c'est parce que j'ai couché, vous me croirez ? (rires) Comme on le dit dans mon métier... Non, sérieusement, j'ai voulu faire un jeu simple, facile à apprendre, stratégique et ludique !

En fait, à nouveau, j'ai simplement transposé ma philosophie au jeu. Je ne suis pas « fan » des jeux longs, fastidieux, etc. Et en musique, j'aime les mélodies efficaces, « populaires »... Ce qui ne veut pas dire qu'on ne peut pas faire les choses avec passion et perfectionnisme.  
On confond souvent sympathie et popularité avec « mauvais produit ». J'aime faire les choses sérieusement sans me prendre au sérieux. Je crois donc qu'Avalam plaît pour sa simplicité, son côté innovant (on peut jouer avec tous les pions) et sa complexité qui n'apparaît pas directement.

Avalam séduit le grand public, pas forcément les plus accros aux jeux. À quoi, selon toi, doit-il son succès ?

En partie aux raisons décrites ci-dessus. Ensuite parce que la stratégie se joue sur plusieurs niveaux : on peut jouer simplement à Avalam… Ce que font les plus petits. Et lorsqu'on prend le jeu en main, on découvre sa stratégie complexe.
Et puis, si je peux me permettre, on oublie que le jeu c'est fait pour « jouer », s'amuser, etc. Il y a souvent trop de sérieux. Quand on fait des démonstrations, j'aime rire avec les enfants, jouer sans devoir gagner, apprendre la stratégie, etc. Comme je le dis, c'est une philosophie.  On aime ou on n'aime pas. Je veux qu'Avalam soit un jeu populaire.

Avalam possède intrinsèquement un fort potentiel tactique. As-tu développé des variantes, des règles optionnelles ?

Oui, plein ! Mais elles m'appartiennent et seront distillées au fur et à mesure... (rire satanique). Bon, j'en dévoile une...

Cadeau : démarrez Avalam sans pion sur le plateau. Ensuite, chaque joueur dispose un pion (sa couleur ou celle de l'adversaire) sur le plateau où il veut ! (sans contrainte). Ainsi, on peut « préparer » sa stratégie en amont... Enfin, on peut essayer. Croyez-moi, cela change beaucoup et ouvre des perspectives dingues ! Essayez...

Développes-tu d’autres projets ludiques ?

Bien sûr… Et mon contact très sympa avec Asmodee m'autorise à vous présenter cette année l'une ou l'autre nouvelle idée ! Mais chut... D'ici là, je termine l'album de Lisa et réalise mon premier court (métrage) au printemps… Et je suis consultant pour des sociétés en « image et com »...
 Et enfin, il est temps que je termine mon premier bouquin...  Bon, en plus, je suis fainéant et j'adore la nature et le farniente... Dodo.


AVALAM
Un jeu de Philippe Deweys
Pour 2 joueurs de 7 ans et +
Édité par Art of Games et distribué par Asmodee