Ou comment, pour gagner, il faut avoir du nez... 
Dans ce duel amoureux où se joue le sort de l'Égypte, bluff et maîtrise tactique vont de pair. À chaque tour, vous jouerez une ou deux cartes, qu’elles soient d'Action ou d'Influence pour essayer de gagner à votre camp les personnages importants qui vont présider à la détermination de ce destin. Quelques conseils...
Il convient tout d'abord de se fixer des objectifs et de savoir être raisonnable.En effet, il y a 5 groupes de Patriciens. L'objectif est d’en contrôler trois majoritairement : soit les Censeurs et les Édiles et le groupe désigné par votre carte de Bonus, soit deux, voire les trois groupes de Patriciens ayant cinq personnages chacun. Quoi qu'il en soit, ce ne sera pas suffisant : il vous faut donc contrôler ces groupes avec plus de marge que votre adversaire sur les siens.
Ce qu'il faut éviter à tout prix c'est que votre adversaire obtienne la totalité d'un groupe. A contrario, ne passez pas à côté d'une bonne occasion d'en rafler une, mais plus sournoisement, faites semblant de viser cet objectif pour forcer votre adversaire à la défense tout en récoltant plus largement un peu partout ailleurs.
Il convient ensuite de savoir compter.Le fait d'arriver à 8 cartes déclenchant un suffrage automatique, vous devrez veiller à ce que le nombre total de cartes de part et d'autre d'un groupe de Patriciens ne soit pas de 6 à la fin de votre phase de jeu, sauf à être certain de votre position de force. En effet, votre adversaire complètera à coup sûr des cartes Influences nécessaires pour provoquer un Suffrage et vous avez toutes les chances de perdre le premier Patricien. Mais surtout, comme le résultat du suffrage est d'éliminer deux cartes Influences (sauf si un Philosophe traînait dans les parages), une de chaque côté, au prochain tour, ça recommence. En général, dans cette situation, la catégorie de Patriciens concernée est très vite répartie : autant être prêt !
Mais il convient aussi de savoir bluffer.Vous n’avez pas une main très favorable, pleine de cartes Influences de valeur 1 et 2 par exemple. Beurk, bof, bof... Une petite tentation d'être passif pour changer tout cela ? On pourrait penser que c'est la bonne solution. Mais attention : si la partie dure, notamment du fait de la propension des Patriciens à courir les orgies, votre adversaire aura 5 cartes Actions et Influences de plus que vous à jouer. Un coup à perdre les 3 derniers Suffrages et la partie du même coup. Au contraire, jouez ces petites influences d'un air sûr et résolu (mais de façon dispersée afin de ne pas facilement permettre de suffrage automatique) et voilà votre adversaire en train de douter de son axe de lutte. Pendant ce temps-là , vous refaites votre main...
Savoir combiner ses talents c'est décupler leurs effets !Il existe plusieurs façons de combiner ses actions en fonction des circonstances. Une des plus simples et efficaces est l'utilisation de l'Action Éclaireur lorsqu'on a un Philosophe en main. Si vous êtes le plus fort, hop, une carte Influence de bon gabarit supplémentaire pour provoquer un suffrage automatique au plus tard le prochain tour. Si vous êtes le plus faible, voilà une occupation toute trouvée pour votre Philosophe. Là aussi, selon le jeu précédent de votre adversaire, un petit coup de Bluff peut fonctionner.
Une autre combinaison est, dans l'hypothèse d'une Colère des Dieux, de repositionner des Influences sur le type de Patriciens venant d'être « purgé ».
D'une façon générale, on ne joue pas de la même façon si le suffrage d'un type de Patricien est déjà sorti de la pile ou pas encore...
Mais surtout : diriger, c'est prévoir !Comme on le voit, les cartes Actions peuvent avoir un effet terrible. Si la fameuse Colère des Dieux est un peu le grand ménage des Écuries d'Augias lorsque cela se passe mal, si vous voulez être le dirigeant réel de l'Égypte, il va vous falloir réfléchir à l'ordre que vous allez donner à vos cartes Actions dans leur pioche. La Colère susnommée ne doit pas arriver trop tard dans la partie. Trop tôt et c'est un grand risque de la voir ciblée par un Espion. Les Roques ont l'avantage de remettre face cachée vos cartes Influences : à ne pas piocher avant le milieu de partie. Les Assassinats sont toujours de bon aloi, mais sont plus efficaces en milieu de partie, histoire de cibler votre affluence ou un pauvre Philosophe mal placé ....

Voilà , paré de ces quelques observations, une dernière avant de laisser « débattre » vos lauriers avec la belle au nez aquilin : ne prenez pas plus de 2 cartes Actions en main. Cela obstrue votre jeu et vous allez être obligé de jouer celles-ci dans des situations moins optimales pour faire tourner votre jeu.
Et attention aux regards langoureux !César & CléopâtreUn jeu de
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